Midi poésie

Nos projets

  • 79è saison
  • Appel à participer !|Faire poésie en 2026
    (2026)

    Ateliers de coécriture et de lecture à Atoll Sud à Forest. Animé par Milena Lanzmann et Siméon MB. Un projet gratuit et au long cours.  Les lundis après-midi - Reprise le 7 septembre 2026 Possibilité de venir découvrir pour commencer. Les Midis poésie sont à la recherche de personnes écrivantes, qui souhaitent rejoindre une démarche de coécriture et de recherche au long cours. Nous vous proposons de créer des binômes d’écriture, dans un cadre collectif, entre des participant·es de + de 60 ans, à la maison Atoll Sud et vous.
    Atoll Sud est un service d’accueil de jour de personnes de + de 60 ans qui souhaitent rompre l’isolement et qui ont besoin d’aide pour les tâches du quotidien, pour se sentir bien ou pour se souvenir. Atoll a le rôle de faire le lien entre les bénéficiaires, leur domicile et leur réseau social. Tout y est « comme à la maison », des meubles aux assiettes et verres dépareillés. D’une certaine manière, on essaye aussi de faire comme à la maison. On se sert le café, on met la table, on prépare le goûter… l’équipe met la main à la pâte. Plus d’informations ici"Aie un livre avec toi
    Pour échapper à la solitude
    Et évade-toi le plus loin possible
    Le livre est un ami qui ne te décevra pas. »
    Hinda, une participante d’Atoll Sud.  Pendant ces ateliers, vous serez invité·es à : - Ecrire à partir de consignes variées, motivées par les humeurs du moment, mais aussi les différents textes découverts collectivement. - Partager votre propre bibliothèque pour découvrir et faire découvrir de nouveaux textes - Tisser une relation de lien grâce à la coécriture en binômes avec des personnes qui peuvent douter de leurs capacités, et avec des besoins spécifiques en termes d’accompagnement, de mémoire, de concentration ou de compréhension. Ces ateliers pourront être nourris par la réalisation de fanzines, la préparation de lectures performées, la participation à des émissions radios, … Faire poésie, ce sont des ateliers innovants et collectifs toute l’année, pour tous les âges, à travers la transmission d’outils artistiques et collaboratifs. Divisé en cycles thématiques permettant de multiplier les connexions, le projet permet la pratique artistique, avec des personnes que vous n’auriez pas rencontrées par ailleurs. Plus d’informations ici. Si pour vous aussi, l’écriture est une histoire de liens avant tout, vous êtes les bienvenu·es !

    Informations pratiques Gratuit, uniquement sur inscription : contactez Siméon Martinel Buellet par mai à simeon.martinel@midisdelapoesie.be ou par téléphone au +32 2 461 20 02. Ateliers les lundis après-midi. Reprise le 7 septembre 2026 ! Possibilité de venir découvrir pour commencer. Lieu : Atoll Sud, Rue Marconi, 157 – 1190 Forest Une fois l'inscription effectuée, vous serez contacté·e avec le détail de l'organisation des ateliers. Pour toute question, contactez Siméon Martinel Buellet à simeon.martinel@midisdelapoesie.be ou par téléphone au +32 2 461 20 02.

  • 78è saison
  • Ecrire les mondes de demain | La Langue française en fête 2026
    (2026)

    Poésie & science-fiction : Ecrire les mondes de demain Ateliers de poésie gratuits de mars à mai 2026 Dans les écoles de Fédération Wallonie-Bruxelles La langue française en fête est un programme proposant chaque année de mettre à l’honneur dix mots issus de la langue française. Il s’agit de se réapproprier le langage, le redécouvrir et enfin le promouvoir dans sa diversité.
    Au programme
    Êtes-vous prêt·e·s à inventer d’autres possibles et mondes à venir ? L’exploration des futurs et des imaginaires seront les thèmes des ateliers du printemps. Dystopique, anticipation et humanoïde sont les mots choisis comme points de départ.

    De mars à mai 2026, dans une dizaine d'écoles de la région de Bruxelles et Wallonie, il a été question de découvrir la poésie et la science-fiction et de s’essayer à ces genres grâce entre autres aux auteur·ice·s Héloïse Brézillon, Celine Cerny & Line Marquis.
    Nous avons proposé deux modules différents en fonction des classes et des niveaux :
    - Atelier «dystopique» : pour les 1ères, 2èmes et 3èmes secondaires (développement de l’UAA 5) ; lecture d’un corpus de poèmes, discussions et élaboration d’un poème de science-fiction en imaginant une nouvelle technologie et/ou robot. ​ - Atelier «humanoïde» : pour les 4èmes, 5èmes et 6èmes secondaires (développement des UAA 5 & 6) ; lecture d’un corpus de textes, discussions et écriture autour de notre planète à venir, ébauche d’une cartographie et de récits d’anticipation.   Des expériences riches et multiples Ces ateliers ont invité les participant·es à croiser deux imaginaires souvent perçus comme lointains — le poétique et le spéculatif — pour explorer, par l'écriture, ce que pourrait être le monde d'après. Au fil des ateliers, une réalité s'est confirmée : l'écriture trouve toujours un chemin, même là où on ne l'attend pas. Les participant·e·s — élèves de 4e à 6e secondaire (15 à 18 ans), ou étudiant·es — ont chacun·e à leur manière joué le jeu, parfois avec hésitation, mais avec une présence réelle. Certain·es ont surpris par la profondeur de leurs textes, leur sensibilité ou leur élan créatif — des jeunes qui n'avaient jamais ou presque jamais écrit, et dont les mots ont pourtant résonné. Les formats ont varié selon les groupes et les contextes : haïkus, inventaires, cartes mentales, exercices collectifs, corpus visuels — chaque classe a trouvé sa propre entrée dans l'écriture. Certains ateliers ont été portés par une belle énergie dès le départ ; d'autres ont demandé davantage d'accompagnement, mais ont quand même produit de belles choses. Un atelier avec des étudiant·es en formation a même permis de renverser les rôles : après avoir écrit, iels ont constitué leurs propres consignes destinées à de plus jeunes élèves. Ce qui ressort de cette expérience, c'est la richesse des rencontres et la capacité des jeunes — quel que soit leur rapport à l'écrit — à écrire le monde : le leur, celui d'après, celui qu'iels imaginent. Ateliers animés par Milena Lanzmann Sillonnant entre théâtre, photographie et écriture, Milena Lanzmann travaille sur le passage du temps et l’archivage des traces du quotidien. Elle anime des ateliers d’écriture de poésie avec des adolescent·es. Avec l’illustratrice Elsa Dupont, elle écrit un recueil de poésie, traversant quatre saisons et ce qui résonne en elles. Depuis plus d’un an, elle documente en textes et images, la recherche de son père et de son perroquet, perdus il y a 20 ans.   Des questions ? Pour tout connaître sur ces ateliers, ou sur les ateliers de la saison 2026/2027, envoyez un mail à simeon.martinel@midisdelapoesie.be

    Image © Jérémie Moreau

    Ateliers animés par Milena Lanzmann Sillonnant entre théâtre, photographie, écriture, Milena Lanzmann travaille sur le temps qui passe, le voyage et l’archivage des traces du quotidien. Elle a participé à de nombreux ateliers d’écriture dont un programme d’un an à La Comédie-Française où elle a exploré les notions d’identités familiales. Très attachée à l’art vernaculaire, il lui arrive d’introduire la photographie dans ses écrits. Elle a notamment exposé à Bruxelles des extraits de son travail « La colline aux framboises » — journal de Suède. Avec l’illustratrice Elsa Dupont, elle écrit un recueil de poésie, traversant quatre saisons et tout ce qu’elles font résonner en nous.

  • Mots à délivrer
    (Depuis 2025)

    A partir de décembre 2025 et jusqu’en avril 2026, les Midis poésie portent les ateliers “Mots à délivrer”, un cycle de 9 ateliers slam dans une classe de 1° secondaire de l’Institut Dominique Pire. A travers ce projet, nous proposons un cheminement du spectateur/lecteur à l’artiste. Il s’agit d’ouvrir des espaces d’expression pour les élèves à partir de leurs propres expériences, mais aussi de textes découverts lors d’une soirée de lectures performées avec Marie Darah. A partir des outils du slam et de l’écriture poétique de Marie Darah et de Siméon Martinel, les élèves sont invité.es à se dire en mots. Une opportunité pour en apprendre plus sur soi et les autres, pour mesurer le pouvoir des mots et pour poser les bases de la création artistique. Ce projet a démarré en décembre 2025 et donnera lieu à une matinée slam au Centre culturel Bruegel, où les textes écrits par les élèves seront lus au micro, dans de vraies conditions de spectacle.

    A travers ce projet, nous souhaitons atteindre plusieurs objectifs :  - Une familiarisation avec la culture et les arts, à la fois comme spectateurice et comme artiste. Nous pensons le lien entre ces 2 positions comme une continuité plutôt que comme une opposition. Bien souvent, on devient spectateur en ayant soi-même expérimenté la création (l’inverse aussi peut être vrai). - La valorisation et le développement de la confiance en soi à travers l’écriture. Le slam en particulier est un exercice dédié à l’expression, à l’affirmation et la délivrance d’un message clair devant un public. Les élèves seront accompagné.es dans cette trajectoire, par des outils ludiques. - Un décloisonnement de la lecture et de l’écriture, en les connectant à soi, en en faisant quelque chose de concret, tangible, pas au-dessus de soi mais avec soi. Surtout, créer sa propre littérature en écrivant ses textes, en affirmant, aussi, ce qui nous touche et ce qui nous tient à distance. - L’ouverture d’espaces de parole et un mieux vivre ensemble, en se plongeant dans une aventure collective et en se livrant à des activités nouvelles, dans un contexte nouveau, avec l’objectif d’un spectacle ouvert au public. 

    De la même manière, nous souhaitons atteindre plusieurs résultats avec ce projet :  - La possibilité que les élèves, spontanément, expriment l’envie d’aller voir des spectacles, et mobiliser eux-mêmes les adultes de leur environnement (parents, enseignant.es) autour de cette activité. Qu’un lien se crée entre élèves et artistes.  - L’affirmation de soi, notamment des élèves les plus timides. Une légitimité à dire ce qu’on ressent, ce qu’on pense, ce qu’on a sur le coeur. Et plus largement lutter contre le harcèlement scolaire et pour le bien-être des jeunes générations. - Un goût pour les littératures, sans hiérarchie (littérature orale et écrite), plus de curiosité pour la langue française (et les autres langues), dans le cadre de l’école ou non. Avoir compris que maîtriser une langue permet de transformer le monde autour de soi.  - Une plus grande empathie, de la compréhension entre chaque élève, l’acceptation des différences même les plus marquées. La capacité à dialoguer plutôt qu’à être en conflit.  Image © Milena Lanzmann

    Marie Darah est acteurice, auteurice, slameu-reuse, atelieriste socioculturel·le. Poète fluide et respectant le vivant. Écrit en narguant les frontières et les genres. Champion·ne de Belgique et d’Europe de Slam en 2021, iel a édité chez Maelström Depuis que tu n’as pas tiré, récit entre conte et slam. Auquel iel a donné corps et voix au Rideau de Bruxelles. Sous le Noir du Tarmac paraît en 2022 chez le même éditeur, puis Meutes aux éditions des Midis poésie, en 2024. Iel s’interroge sur le monde qui l’entoure. Dans ses activités sociales, à l’écologie, des fantasmes aux fantômes, en pensant par l’essence de vivre. Iel explore une Belgique au carrefour des humanités. Reflet d’une Europe inflexible, d’un occident coupable, qui se voile la responsabilité. Et pourtant, on s’aime à travers tout cela.

    Détestant les cours de littérature, Siméon Martinel a cédé au chant des sirènes par le théâtre. Sa démarche en ateliers et en médiation se résume en quelques questions : Comment passe-t-on de la voix au papier, et inversement ? Comment faire dialoguer les personnes, les mots, et les créations ?

  • Crée ton club de lecture !
    (Depuis 2025)

    De décembre 2025 à juin 2026, le projet "Crée ton club de lecture" est un projet dédié à la création d'un club de lecture au Lycée Intégral Roger Lallemand (LIRL), dans la commune de Saint-Gilles. Ces ateliers sont animés par Milena Lanzmann, avec des élèves de tous les niveaux de secondaire, dans le cadre du Projet Libre du Vendredi à la bibliothèque du LIRL. Ils permettent la mise en place d'un dispositif pour la lecture, destiné à se pérenniser dans le temps. Le club est créé par les élèves, accompagné.es à toutes les étapes par une animatrice, mais aussi l'équipe enseignante. Il est balisé par la découverte de textes en classe à plusieurs moments du projet, la rencontre avec une autrice et la transmission des outils acquis aux élèves d'une autre école.  Ce projet transforme les élèves en passeurs de culture, leur donne les moyens d’agir sur leur environnement scolaire par la lecture, et crée des liens entre établissements. Il répond à la fois aux objectifs pédagogiques des enseignants, aux attentes du PECA, et aux enjeux sociaux et culturels des écoles du territoire. En 2026, l’Institut Dominique Pire à Bruxelles est amené à bénéficier du projet dans le cadre d’une rencontre inter-clubs de lecture. Ce projet est mené en concertation étroite avec les enseignants impliqués dans le Projet Libre du Vendredi. Ces derniers s’engagent concrètement dans la construction, la mise en œuvre et l’évaluation du projet, validé par convention selon les exigences du PECA. - Objectifs du projet (en lien avec le décret PECA) : * Rencontrer des œuvres, des artistes et des opérateurs culturels * Acquérir des savoirs, des compétences culturelles et développer l’esprit critique * Expérimenter des pratiques culturelles et artistiques de manière active - Public visé : * Environ 18 élèves volontaires du Lycée Intégral Roger Lallemand (groupe « médiateurs ») * Une ou plusieurs classes d’autres écoles : Institut Dominique Pire... (public bénéficiaire du club de lecture) * Niveau secondaire, profils variés, avec une attention particulière aux élèves éloignés de la lecture - Outils et productions attendus : * Fiches d’animation pour les clubs de lecture (par les élèves) * Sélection de livres (issus notamment de la Fureur de Lire, Objectif Plumes, Espace Nord) * Carnet de bord ou fanzine (papier ou numérique) * Supports photo des activités * Valorisation sous forme de présentation collective * Moment festif de restitution du projet, organisé par les élèves Plus d’infos à venir !

    Ateliers animés par Milena Lanzmann Sillonnant entre théâtre, photographie, écriture, Milena Lanzmann travaille sur le temps qui passe, le voyage et l’archivage des traces du quotidien. Elle a participé à de nombreux ateliers d’écriture dont un programme d’un an à La Comédie-Française où elle a exploré les notions d’identités familiales. Très attachée à l’art vernaculaire, il lui arrive d’introduire la photographie dans ses écrits. Elle a notamment exposé à Bruxelles des extraits de son travail « La colline aux framboises » — journal de Suède. Avec l’illustratrice Elsa Dupont, elle écrit un recueil de poésie, traversant quatre saisons et tout ce qu’elles font résonner en nous.

  • Fanzine|Comment te rendre tes lunettes, Bob ?
    (Depuis 2025)

    Des ateliers d’écriture et de poésie se sont déroulés au cours de l’automne 2025, avec les asbl Atoll et Nativitas, dans différents lieux à Bruxelles.
    Des espaces de recherche, de voix et de textes partagés, imaginés dans le cadre du projet « Faire poésie » par les Midis poésie.

    ✂️Chloé Martinache et Marie Meuleman, membres de la collective Modesta, ont également pris part au projet d’édition des textes. Elles ont imaginé, avec Réianne Ismaili, une collection de petits fanzines individuels 💌, réalisés par chaque participant·e, qui ont ensuite été réunis dans un grand fanzine collectif. Ce travail a été prolongé par plusieurs ateliers de risographie aux Ateliers du Toner, et un grand merci aux petites mains supplémentaires 🤲 qui ont aidé à plier et assembler le projet final.

    Le fanzine « Comment te rendre tes lunettes, Bob ? » a été présenté le vendredi 23 janvier 2026 à la Maison poème lors du Bal Bavard, en présence des participant·es des asbl Atoll et Nativitas, des animateur·ices des ateliers Siméon MB et Réianne Ismaili, ainsi qu’une partie de l’équipe Modesta : Chloé Martinache et Marie Meuleman. L'occasion de faire découvrir tout ce beau travail, échanger avec les acteur·ices du projet et l’équipe des Midis poésie.

    Une poésie qui se fabrique ensemble, du texte à l’objet, de la page à la fête, à travers la deuxième édition du Bal Bavard. 💃🏽

    Quelques images des différentes étapes de travail, ainsi qu’un aperçu de l’objet final, en cours de conception et de pliage ✨.

  • Ecritures de l’intime|Collectif Sanguin Asbl
    (2025)

    Du 20 au 24 octobre 2025, à la Maison poème, Lénaïc Brulé et Aliénor Debrocq invitent dix participant·es à écrire autour des territoires intimes du corps et de l’esprit.
    Au fil de propositions, le groupe part à la découverte de ses voix intérieures, pour écrire l’intime avec liberté, audace et impertinence. 
    Les après-midis seront consacrés à la prise de parole et la mise en voix des textes produits. 
    L’atelier se clôture par un moment d’échange ouvert au public, le vendredi 24 octobre à 18h, autour d’une lecture collective. Pour réserver, rendez-vous sur la page de l'événement : https://midispoesie.be/nos-evenements/programmation/sortie-d-ateliers-ecritures-de-l-intime-collectif-sanguin-asbl Pour en savoir plus sur le collectif et sur le Groupe Sanguin, rendez-vous ici. Crédit visuel : © Alborz Teymoorzadeh

  • Lettres aux jeunes poétes·ses|La fureur de lire 2025
    (2025)

    « Lettres aux jeunes poéte·sse·s : Introduction à la correspondance » Dans le cadre de la Fureur de lire 2025, les Midis poésie proposent des ateliers de poésie ! La Fureur de lire est un programme d’activités autour de la lecture et du livre porté par la Fédération Wallonie-Bruxelles, pour tous les âges et pour tous les publics. La Fureur de lire 2025 commence le 15 octobre et se déroule dans plusieurs lieux de Wallonie et de Bruxelles. Plus d’informations ici. À l’initiative de la Direction de la Langue Française, les Midis poésie proposent des ateliers sur le thème de la correspondance et de l’intime, autour de la nouvelle Le Troué de Céline De Bo. Retrouvez ici l’ensemble des récits d’auteur·ice·s belges édités sous la forme de plaquettes Fureur de lire.

    Pour qui ? Les Midis poésie proposent aux écoles des ateliers d’écriture gratuits, à partir de 11 ans, pour tou·te·s, quels que soient le niveau et la relation à l’écriture.

    Quand ? En octobre et novembre 2025.

    Comment s’inscrire ? Contactez-nous en précisant les classes concernées (nombre, niveau, section,discipline enseignée) et les disponibilités : simeon.martinel@midisdelapoesie.be

    Au programme La correspondance, l’intime et les lettres seront les principaux sujets des ateliers de l’automne. Il sera question de s’adresser à une rue, un arbre, une personne. Les élèves pourront donc essayer de transmettre à autrui, un accès à leur monde intérieur. Pour cela, nous vous proposons comme exemples et appuis de nombreux·se·s auteur·ice·s qui ont écrit dans le genre épistolaire : Céline De Bo, Rainer Maria Rilke, Anouk et Pauline Delabroy-Allard, Tiago Rodrigues, Rosa Luxemburg et plus encore ! Nous vous offrons deux ateliers en fonction des classes et des niveaux : - Atelier «Premières lettres» : conseillé pour les 1ères, 2èmes et 3èmes secondaires (développement de l’UAA 5) ; lecture de la nouvelle de Céline De Bo, réflexions autour du texte et création d’une lettre-poème pour le quartier, la rue, l’école. - Atelier «Courrier du coeur» : conseillé pour les 4èmes, 5èmes et 6èmes secondaires (développement des UAA 5 & 6) ; lecture d’un corpus de textes, discussions et écriture sur la correspondance, l’adresse et la réponse. Création de multiples lettres à destination de la personne, de l’être ou de l’objet de leur choix.

    Ateliers animés par Milena Lanzmann Sillonnant entre théâtre, photographie, écriture, Milena Lanzmann travaille sur le temps qui passe, le voyage et l’archivage des traces du quotidien. Elle a participé à de nombreux ateliers d’écriture dont un programme d’un an à La Comédie-Française où elle a exploré les notions d’identités familiales. Très attachée à l’art vernaculaire, il lui arrive d’introduire la photographie dans ses écrits. Elle a notamment exposé à Bruxelles des extraits de son travail « La colline aux framboises » — journal de Suède. Avec l’illustratrice Elsa Dupont, elle écrit un recueil de poésie, traversant quatre saisons et tout ce qu’elles font résonner en nous.

  • Goûters poésie
    (Depuis 2020)

    Les Goûters poésie sont des ateliers participatifs pour le jeune public, qui mettent en lumière, le temps d’un après-midi, des artistes issus des arts plastiques et de la scène. Adultes et enfants s’y côtoient dans la création dont la poésie, si elle en est le prétexte, laisse la place à d’autres disciplines.
 Nous avons à ce jour organisé plus de vingt goûters, avec notamment la participation de Claire Olirencia Deville, Justine Theizen, Lisette Lombé, Arpaïs Du Bois, le duo de slameuses Z&T, Julien Fournet, Lucile Gautier et Mo Abbas. Si vous souhaitez lire en détails nos précédents événements, rendez-vous sur la page programmation ! Parmi les derniers goûters poésie, nous avons accueilli Raïssa Yowali en avril 2025 pour une activité autour des monstres, et Adam La Nuit en mai 2025 pour un atelier dédié aux idéaux et au futur.

  • Tisser son histoire
    (Depuis 2024)

    En décembre 2024, le projet « Tisser son histoire » a donné lieu à 6 ateliers animés par l’artiste et animatrice Léa Brami. Autour des techniques de l'écriture, de la broderie, et du patchwork, on propose de faire lien ensemble pour fabriquer des talismans et célébrer nos récits personnels.
    Les ateliers « Tisser son histoire » entendent ouvrir un espace autour du tissage poétique. Ils permettent des rencontres à la fois artistiques et humaines, de mettre en commun des savoir-faire spécifiques et des savoirs situés. Le tissage, à la fois lieu commun dans la littérature et dans plusieurs mythologies, est aussi considéré comme un vecteur de parole.

    Raconter une histoire qui a marqué nos vies, l’écrire et la broder pour l’archiver. Cet atelier comprend plusieurs volets : un volet « écriture », autour du récit de vie et de la convocation de mots chargés de mémoire, un volet « tissage », axé sur la transmission de techniques et sur la matérialisation des écrits, et enfin un temps de retour d’expérience.  A travers des cycles de deux ateliers, les participant·es ont d’abord convoqué des mots-mémoires qu’iels voudraient faire apparaître sur le textile. Puis iels ont fabriqué des talismans. Une manière de matérialiser la mémoire et les mots, à travers un procédé artistique et technique. Le travail du textile était aussi l’occasion d’échanger, de convoquer des souvenirs liés au vêtement, à l’artisanat… Ces ateliers reviennent en 2025 !

    Léa Brami Léa Brami est une autrice, artiste et architecte basée à Bruxelles et originaire de Paris. Sa pratique est engagée et pluridisciplinaire, et s’articule autour des questions liées à la transmission, à l’amnésie collective, aux constructions de soi et aux supports externes de mémoire, mais aussi à ce qui nous pousse à désirer et à nous mettre en mouvement. Utilisant à la fois la performance, l’installation, la céramique, l’écriture, la sérigraphie et le textile, son travail explore ainsi les notions de fiction réparatrice, d’uchronie et de mythologie personnelle.

  • Chants de Lutte
    (Depuis 2024)

    Les ateliers « Chants de lutte » sont des ateliers ponctuels répartis sur l’année : nous partons d’une consigne précise, porteuse d’un questionnement politique fort, autour de la lutte. À partir de différentes ressources poétiques et musicales, en y ajoutant les inspirations de chacun·es, les participant·es ont produit un hymne à la solidarité.  Dans une démarche d'éducation permanente, ces ateliers ont lieu avec des personnes engagées dans une démarche d'apprentissage du français.

    De 2024 à 2026, le projet “Chants de lutte” a donné lieu chaque année à 7 à 10 ateliers animés par l’auteur et animateur Marwane Lakhal, dans des classes de Français Langue Étrangère de la Maison des femmes de Molenbeek - Move ASBL et du Centre Tefo à Bruxelles. En 2024, les ateliers ont porté sur le thématique de la solidarité, et on donné lieu à la pièce sonore Chants de lutte : Un fil de soi à toi, à elle, à lui, aux petits, aux petites, aux anciens et aux anciennes. Un fil au nous, un fil au vous, au fil de nous tous ensemble. La solidarité est ce lien qui unit au sein des multiples cellules dans lesquelles nous nous inscrivons. Ce lien est parfois intangible : c'est le sentiment d'amour, la mémoire familiale, les représentations du devoir... Et ce lien est parfois matériel : ce plat cuisiné ensemble, nos cérémonies de joie partagées... La solidarité a un hymne que nous pourrons écrire ensemble. — Marwane Lakhal. En 2025, le projet portait sur la thématique du voyage, et ont donné lieu au poème sonore L'écho de nos pays : Derrière nos pays, nos migrations et nos voyages, il y a de la poésie dans nos parcours. Quels rêves portons-nous en partant ? Quelles surprises se cachent derrière le départ et l’arrivée ? Une traversée de voix sur un territoire à la fois sonore et imaginaire. - Marwane Lakhal En 2026, les ateliers ont porté sur la thématique de la santé, et ont donné lieu au poème sonore Soin Poème : Commencer par demander au corps de parler. Au corps demander ce qu’il sent, ce qu’il aime, ce qui le traverse,ce qui le fatigue, ce qui le relève. Demander au soin de dire son nom. À la santé de ne pas rester un mot abstrait, Mais rendre compte de l’expérience que c’est, la relation qu’elle est, une mémoire partagée, une lutte menée. - Marwane Lakhal Retrouvez les trois pièces sonores de Chants de lutte, de Marwane Lakhal et les membres du Centre Tefo, sur notre Soundcloud : https://on.soundcloud.com/CoaxJDpyP2xWhZAmbL

    Marwane Lakhal (vit et travaille à Bruxelles) est auteur et dramaturge français et marocain.
    Il se forme à la création littéraire à l’ENSAV – La Cambre, puis aux études de genre et des sexualités à l’Université libre de Bruxelles. Depuis, il déploie sa pratique transculturelle de l’écriture dans le champ des arts de la scène.
    Avec sa première pièce Les Loyautés (3la Slamtek), lauréate en 2022 du label Jeunes Textes en Liberté (FR), il expérimente les moyens d’écrire depuis sa situation de bilingue en français et en darija maghribiya. Depuis 2023, il anime les ateliers d’écriture Chants de lutte, commandités par les Midis Poésie (BE), auprès de publics en alphabétisation à Molenbeek-Saint-Jean, et s’initie à cette occasion à la production de pièces sonores. En 2024, il débute l’écriture d’une pièce de théâtre-performance, Sadiq\Usurpation, dans le cadre du programme « Bruxelles’écrit » et lors d’une résidence au sein de La Bellone – Maison des Arts du Spectacle de Bruxelles. Enfin, il participe à La Salve, projet d’écriture critique polyphonique et situé en arts du spectacle.
    Ses textes mêlent les langues dont il est familier, sans jamais traduire son multilinguisme. Plus généralement, son écriture interroge l’inscription dans l’intime de cet imaginaire colonial dont nous avons hérité et qui empoisonne nos rapports sociaux, tout en cherchant à rétablir la tendresse comme ressource d’émancipation.

  • Faire poésie
    (2025)

    Faire poésie, ce sont + de 50 ateliers toute l’année, pour tous les âges et dans différents lieux. Le projet Faire poésie est un projet de cohésion sociale qui vise le vivre et le faire ensemble à travers la transmission d’outils artistiques et collaboratifs. Divisé en cycles thématiques permettant de multiplier les connexions, comprenant aussi des ateliers ponctuels, le projet permet d’éprouver le faire ensemble par la pratique artistique, entre des personnes qui ne seraient pas amenées à se rencontrer par ailleurs. Les ateliers ont lieu aux centres d’accueil de jour Nativitas à Bruxelles et Atoll Sud à Forest, sur inscription à la Maison poème (stages d’écriture) et ponctuellement avec d’autres asbl partenaires. A différentes étapes du projet, les participant·es créent ensemble un fanzine ou une pièce sonore avec un·e artiste, et font découvrir leur texte leurs d’événements de lectures performées.

    Le 2 juin 2025, au centre de jour Atoll Sud à Forest, une lecture collective a rassemblé les voix de celles et ceux qui ont écrit ensemble durant plusieurs mois. Des textes sont nés au fil de l’hiver et du printemps dans le cadre du projet Faire poésie, à travers les ateliers menés par Siméon Martinel Buellet dans le cadre de poésie ensemble. Une rencontre intergénérationnelle, entre les participant·es des associations Atoll et Nativitas, où les âges, les parcours, les langues et les sensibilités se sont mêlés dans l’écriture. Une lecture performée et collective, pensée comme un moment de transmission sensible, où les voix se sont relayées, entremêlées, soutenues. Des poèmes comme des traces, comme des éclats de mémoire, des éclats de présent. Des textes qui parlent de soi, des autres, de ce qu’on garde, de ce qu’on transmet. Le projet s’inscrit dans une volonté d’ouvrir des lieux d’échange sensibles, accessibles et vivants, où les histoires individuelles rencontrent le collectif.

  • Bibliothèque vivante
    (Depuis 2026)

    Après une réflexion sur le fonds de poésie des Midis, notre stagiaire Fiona De Blomme a décidé de les mettre en lien avec les ateliers Faire poésie. Elle a pu construire une petite bibliothèque vivante dans le centre de jour Atoll SUD comprenant des livres de différentes maisons d'édition, notamment les éditions des Midis poésie.   Ainsi, avec les conseils de Siméon Martinel Buellet, médiateur culturel des Midis poésie et Guillaume Fastrez, animateur référent à Atoll SUD, elle a pu créer ce projet en fonction des besoins et des possibilités.  Le principe est de créer du lien entre les participant·e·s d’Atoll SUD, les personnes qui ont répondu à l’appel à participer aux ateliers et les Midis poésie. Pour le moment, onze livres sont prêtés à Atoll SUD, faisant ainsi circuler le fonds de poésie des Midis. Il est prévu que les onze livres soient complétés par d’autres.  Afin d’aider à créer et maintenir ces liens, Fiona a fait un travail de médiation en créant des fiches de lecture composées de deux questions : le prénom de la personne ainsi que la date à laquelle elle a fini sa lecture, et ce qu’elle a ressenti pendant la lecture ainsi que ses pensées dessus. De cette manière, une personne qui prendra le livre après elle verra les avis et ressentis des autres et des conversations pourront en découler.  Le projet a été présenté à Atoll SUD lors de la fin d’un atelier Faire poésie, le 23 mars 2026. L'engouement a été immédiat avec un prêt de livres à des personnes de plusieurs générations. Mais le projet ne s’arrête pas Atoll SUD, il pourrait bien commencer à Nativitas et s’étendre dans d’autres lieux… Visuel © Fiona De Blomme

  • Note de lecture | Sauvagement, bien à toi d’Olja Savicevic | par Pierre Vandenheede
    (2026)

    Lire Olja Savičević, c’est entrer résolument dans son monde. Sauvagement, bien à toi est bien adressé à son lecteur. Il ne s’agit ni d’une poésie de la distance, ni d’une mise en vers de soi, mais bien d’une interpellation où le « je » de l’autrice dépasse l’expérience singulière pour créer un monde dans lequel se plonger. Dans ce recueil : la traductrice Chloé Billon, nous offre un texte à la rythmique impeccable. Un chant, une histoire qui se colportent de personne en personne. Sans être lyrique, cette poésie est narrative. À chaque page, quelque chose se raconte et emporte le destinataire. Tantôt c’est le fils, tantôt l’amant, la communauté et, in fine, moi, son lecteur qui, vers après vers, entre dans son univers.  Un univers tremblant qui oscille entre une enfance merveilleuse issue d’une époque ensoleillée, faite de rires et d’amitiés et le temps de la guerre. J’y entends la voix de mes amis qui se disent encore « Yougos » dans la nostalgie d’un temps béni, d’un temps d’avant, d’un temps d’avant la guerre. Puis sur la queue ardente du même été J’ai rencontré un garçon Il chevauchait une vague Échangeons, m’a dit le garçon Je te donnerai ma vague marine Contre cette pastèque De l’eau salée contre l’eau sucrée Oh quelle erreur j’ai faite Ce monde est étrange, lointain, il semble issu d’un mythe. Il tient à la fois de la carte postale et des légendes qui se racontent durant les fêtes de famille : Je l’ai aimé à l’aveugle :  Beau, pauvre, minuscule et fier Et jamais il ne m’appartiendrait – magnifique  Puis de quelque part a surgi  Toute une tribu Généalogie masculine Oncles généraux Et tantes partisanes Des éclats d’obus dans les genoux Le pépé mort de la photo, un pilote Ses quatre femmes Et cette arrière-grand-mère haïdouk Et dans ce monde, il y a toujours la présence de la nature, des fleurs, de la mer et du soleil. Le soleil chez Olja Savičević, c’est beaucoup plus qu’une étoile, la lumière ou la chaleur. Le soleil c’est l’horizon de son monde. Un signe concret du bonheur : Bien entendu la mer Et la promesse du soleil matinal D’une vie harmonieuse et insouciante Et puis, surgit la rupture, la découverte de la sexualité et de la guerre qui rompt le monde de l’enfance. Si la sexualité est ardente et souhaitée, elle ne semble jamais loin de la violence des hommes. Olja Savičević  embrasse les garçons et maudit ceux qui « mettent la main à la chatte ». Cette rupture engendre une poésie féministe, genrée, engagée qui se révolte contre la violence des hommes :  Elles reviennent  À leurs hommes Même après qu’ils les ont laissés en plan Même après qu’ils leur ont collé une gifle Et ce sont des gens bien Des gens bien, en vrai Répétaient-elles Mais cette colère ne conduit pas au rejet. Elle porte plutôt un regard condescendant sur ces hommes qui paraissent bien piètres :  Mais rien de particulier n’est arrivé à ces garçons Qui sont devenus nos pères Leurs dents n’ont jamais poussé, ils se sont juste mis à aboyer Les hommes qu’elle décrit sont soit des merdeux sans envergure soit des amants aimés qui ne sont guère à la hauteur de sa puissance ou de la guerre où ils sont balancés :  Le pire c’était quand  Le garçon que j’aimais Est arrivé à mon appartement sale et en pleurs En uniforme Nous avons fait l’amour avec les bombes À côté du lit Ces demi-échecs de l’amour sont en écho aux échecs de la guerre. Son courage n’est finalement pas d’un grand secours :  Le pire c’était quand Les gens avec qui nous vivions Ont commencé à détourner la tête dans la rue C’est une petite ville Avec de grands principes De nombreux bonjours sont restés Perdus dans les airs à jamais Tout l’amour qu’elle voue à son pays ne lui laisse guère d’illusion sur ce qui a été en son pouvoir durant ces années :  Le pire pendant la guerre c’était Quand devant les chambres d’hôpital J’attendais qu’ils disent le nom de mon père Le pire c’était De le voir dans cet état […] Cinq et un instant se changent en À jamais Ou encore : Même si nous nous sommes laissés pousser la barbe Avons lu beaucoup de livres Même si nous n’avons pas quitté le pays […] Et nous n’avons pas réussi à sauver la ville Alors, elle porte un regard sur elle-même sans complaisance. Elle voudrait tant transformer le monde, mais elle n’y parvient pas :  Tu appartiens à la première génération À avoir été à la fac Et tu n’as pas pu trouver un travail honnête
    Toutes ces ruptures pourtant ne la rendent pas amère même si quelque chose semble fêlé dans son expérience du monde : Mes parents sont jeunes Ils croient aux lendemains Je les regarde bouche bée Et j’avale toute cette eau de rose Et malgré cela, la vitalité l’emporte, il y a une énergie qui l’habite et traverse sa poésie et qu’elle ne lâche pour rien au monde :  Crache sur les menteurs qui te disent Que seule la souffrance est noble La joie est plus grande Avec cette énergie sa poésie devient à la fois onirique et concrète. Par moment, des images-symboles apparaissent et sont rattrapés par cet extrême quotidien où l’émerveillement, face à la nature notamment, côtoie la brutalité des hommes : Et que j’ai vu une jeune hirondelle Tombée du ciel Morte Sur un toit en contrebas Des fleurs fleurissaient Des œillets Et le ciel était parfaitement bleu […] Et j’ai vu mon premier amour En bas sur le pavé Attraper par le cou Sa jeune femme Et la trainer dans la rue […] Quelqu’un a tiré une rafale dans notre maison Quelqu’un a coupé notre bougainvillier Quelqu’un a pété l’arcade de mon père au poing américain […] Je suis cette petite fille pour toujours C’est sans doute cet étrange hybride qui l’autorise à encore désirer les hommes :  Sous mes côtes, j’ai tâté l’amour Une balle brulante dans la cartouche du cœur Ce que tu entends, ce sont mes rafales Qui tuent nuit après nuit Et au-delà de l’amour des hommes, c’est l’amour de son fils, du soleil, des animaux et des plantes qui la portent avec une étonnante tendresse : Les racines d’une poussiéreuse plante des rues S’enfoncent dans l’asphalte à la recherche d’eau À l’intérieur glougloute un doux arc-en-ciel Hiver dans le radiateur Tout ce qui passe s’arrête un instant Que le monde change en photographie Sans perspective claire mais bien réelle […] Pour finir, me voilà moi aussi Qui change l’air en lait Sans truc de magicien Sous la goutte de sang du téton L’enfant réclame une gorgée plus grasse En tant que lecteur, on s’interroge sur l’origine de cette ténacité. Qu’est-ce qui lui donne la force de toujours se lever, recommencer à aimer. Au détour d’un poème, on découvre une métaphore qui dit mieux, peut être ce qui la porte :  Il y a dans ton cœur Un tigre en cage Sors, beau tigre Sous la fenêtre Hurle la forêt vierge À la fin, il lui reste une dernière chose à affirmer et c’est peut-être la plus importante de ce recueil :  N’aie pas peur

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    Sauvagement, bien à toi, d'Olja Savicevic (traduction Chloé Billon) Paru aux éditions des Midis poésie en septembre 2025. Plus d'infos et commande du livre via ce lien.

    Pierre Vandenheede est poète et philosophe. Ses recherches alternent et tissent l’art, la réflexion théorique et l’engagement écologique. Tantôt il explore le corps, le rythme et l’oralité, tantôt il oscille entre philosophie et théorie de l’esprit, tantôt il accompagne les collectifs dans la mise en œuvre du développement durable. En novembre 2025, il a publié son premier recueil, Fragments liquides, dans la collection Ethnopoétik des éditions Academia. se situe au croisement de ces trois dynamiques. Miroir parfois acerbe, souvent ludique de la société contemporaine, Fragments liquides est un projet poétique. Le recueil entrelace des images et des paroles glanées dans les gares et les trains, des commentaires de La vie liquide de Zygmunt Bauman et des slogans publicitaires désinhibés d’un monde où tout se vend.

  • Retour sur le stage | Donner soin: anatomie d’une lutte
    (2026)

    Le stage "Donner soin: anatomie d'une lutte", c'est fini!

    Retrouvez-nous dimanche 20 septembre à 14h30 aux Halles de Schaerbeek, pour une lecture et restitution d'ateliers, dans le cadre du Poetik Bazar !

    Merci encore aux 15 participant·es enthousiastes et inspiré·es.

    5 soirs d'ateliers du 6 au 10 juillet 2026, animés par Réianne Ismaili & Siméon MB à la Maison poème.

    Autour d'une question qui nous concerne toustes : comment ça va ?

    A partir de nos différentes positions et expériences, nous avons tenté de faire émerger un discours à portée politique et qui nous rassemble. Ce stage était l'occasion de mettre en commun nos perspectives et nos représentations sur la santé.

    En croisant les luttes féministes, queer et décoloniales, nous avons abordé plusieurs thématiques autour de la santé. Nous nous sommes posé ensemble plusieurs questions : Quel est l'impact de la santé sur notre quotidien ? Qu'est-ce qu'aller bien à l'ère du capitalisme ? Comment se soigner ?

    Dans notre bibliothèque partagée : "La vie soignée" de Meryem Al Qamar, "Deux ou trois choses dont je suis sûre" de Dorothy Allison, "Rendre soin" de Julie Lombe, "Sister Outsider" d'Audre Lorde, "Les poèmes" de Sabine Sicaud, "Quand je vis" de Ouanessa Younsi...

    Le stage a donné lieu à : - des lectures de poésie, de récits, de brochures - l'écriture de poèmes, la rédaction d'un manifeste collectif - la création d'une banderole - la mise en voix de textes écrits en ateliers

    La banderole a été mise à disposition gratuitement par la Souplothèque.